Les petits mensonges blancs

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Il vous arrive de mentir à vos enfants? Ma fille de 5 ans a perdu sa première dent en fin de semaine et afin d’éviter de la traumatiser à vie (bon le terme est peut-être un peu fort), j’ai dû recourir à ce qu’on appelle le petit mensonge blanc. Blanc, rouge, bleu, noir un mensonge reste un mensonge mais on dirait que la pureté du blanc nous déculpabilise un peu de poser ce genre d’action, non? Je vous raconte.

Samedi nous étions à L’Aquarium du Québec, il était 16:50 et le parc fermait dans 10 minutes. Nous marchions donc toute la petite famille vers la sortie et ma fille mangeait des raisins. Oui oui des raisins en marchant, je sais on vit dangereusement! Toujours est-il qu’à un moment donné elle s’est arrêtée et m’a demandé de regarder dans sa bouche. Une dent qui branlait depuis un petit bout de temps déjà était disparue. Un petit trou avec un peu de sang dedans était tout ce qui en restait. Ça faisait plusieurs jours qu’elle réclamait des pommes pour faire tomber sa dent très chambranlante et voilà que c’est avec des raisins que l’événement s’est produit, à la fermeture d’un parc par-dessus le marché.

À la recherche de la dent disparue

Quand j’ai annoncé à ma cocotte qu’elle avait perdu sa dent j’ai vu son regard se remplir de panique, puis de grosses larmes. Mais où était la dent? Impossible de savoir si elle était tombée au début de sa petite collation ou juste à ce moment-là. Peut-être même l’avait-elle avalée?

Je vous rappelle qu’il était l’heure de la fermeture et je déteste quitter un endroit public à l’heure de sa fermeture. J’ai travaillé trop longtemps dans le public pour savoir ce que c’est que d’avoir hâte de finir sa journée. Je respecte donc les horaires en quittant bien avant la fermeture la plupart du temps.

Mais là ma fille est en pleure car elle est convaincue que la Fée des dents ne passera pas si on ne retrouve pas la fichue dent. J’essaie de la rassurer bien sûr en disant que la fée, elle le sait, qu’elle n’a pas besoin de preuve. Qu’au moins la bonne nouvelle c’est qu’elle n’a pas senti la dent tomber ce qui veut dire que ça ne fait pas mal. Rien à faire. On rebrousse donc un peu chemin pour tenter de la retrouver mais en vain. C’est petit une dent de bébé hein!? Pas de danger que ce soit une palette, non c’est la toute petite incisive d’en bas qui a choisi un super bon moment pour se faire la belle. Aussi bien chercher une aiguille dans une botte de foin. Ou une défense de morse dans l’océan… Tant qu’à être à l’Aquarium.

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Crédit image : Pixabay

Dans ce temps-là il faut penser vite. Qu’est-ce que je fais? On s’en retourne comme ça avec ma fille qui ne se remettra jamais de la perte de sa première dent? Qui va brailler sa vie tout le long du trajet dans l’auto? Déjà qu’elle est toute confuse entre l’histoire de la Fée des dents et de la Petite Souris (en France c’est la Petite Souris qui passe la nuit échanger les dents contre un peu de monnaie. Le père de mes enfants est français alors on mélange un peu les traditions chez nous). Il fallait donc trouver une solution et vite!

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Crédit image : Blogue à part
Garnotte ou quenotte?

J’ai le cerveau qui spin, j’ai ma journée dans le corps et je veux juste m’en aller mais tentons quelques minutes de retrouver la maud#$* dent. En continuant de marcher les yeux vers le sol à la recherche de la quenotte comme si je cherchais frénétiquement ma bague à diamant, je vois une toute petite roche blanche qui a étrangement ou miraculeusement la forme d’une dent. Victoire, j’ai trouvé!

J’allais faire passer cette petite roche pour la dent perdue. Sur le coup mon chum a failli faire échouer mon plan en disant que ce n’était qu’une petite roche (je le sentais) mais il a embarqué dans le jeu après avoir lu dans mes yeux le stratagème. «Oui oui c’est bien la dent, je suis sure!» m’entêtais-je.

Ma fille n’y a vu que du feu…

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Crédit photo : Blogue à part

Elle m’a crue. Je l’ai quand même entendu murmurer qu’elle espérait que ce ne soit pas un caillou…Pas folle la petite mais disons que nous ne l’avons pas laissé examiner la précieuse pépite trop longtemps. Elle a fait confiance à sa maman et était pleine de reconnaissance que j’aie retrouvé le fruit de sa tristesse. Elle était enfin remise de ses émotions!

J’ai quand même culpabilisé 3 secondes d’avoir choisi la méthode simple plutôt que de passer des heures à faire comprendre à mon enfant que ce n’était pas la fin du monde sans dire que ce n’était pas la fin du monde, vous voyez le genre. Elle aurait fini par me croire probablement le lendemain matin à la vue de la petite pièce laissée malgré tout par la Fée des dents ou la Petite Souris. (#whocares) En cette fin de journée j’ai choisi le chemin le moins escarpé. Qui va m’en blâmer?

Je l’avoue, je suis bien fière de mon coup, même si j’ai dû mentir à mon enfant pour résoudre le problème. J’ai réussi à désamorcer la situation. Pour se faire j’ai modifié un peu la réalité sans autre conséquence que de rendre ma fille heureuse. Était-ce justifié? Je pense que oui. En tout cas c’est le réflexe que j’ai eu et il n’est pas question que je me lapide pour ça. À coup de cailloux ou à coup de dents de lait c’est selon…

Que ce soit pour acheter la paix, du temps ou pour modifier un comportement, il vous arrive aussi d’avoir recours au truc du petit mensonge blanc ou bien pour vous c’est la vérité à tout prix?

J’ai hâte de vous lire!

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